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« Subprimes » Le dernier tango à ……….. Dans un film fameux de Bernardo Bertolucci, MarIon Brando (Paul) dit à Maria Schneider: (Jeanne), dans un Paris de 1971, cette phrase a consonance poétique
« coupe toi les ongles et passe moi le beurre ». Pour les subprimes vous pouvez déjà vous couper les ongles et, en plus, acheter de la vaseline car c'est meilleur que le beurre et vous allez, de toute façon, avoir bien mal.
Cinq mois de crise à ce jour concernant ce miracle de l'économie de marché que sont les subprimes. Que s'est il donc passé? Abracadabra: Des pauvres car il y a beaucoup de pauvres aux Etats-Unis, oui, des pauvres, ont acheté à « crédit et en stéréo» la maison de leur rêve avec des crédits proposés par des intermédiaires dont le seul objectif était de faire du chiffre et les possibilités de remboursement étaient, elles, fondées sur la hausse constante du prix de l'immobilier. Tel des taches de marqueurs sur un ballon que l'on gonfle les profits gonflaient eux aussi laissant hélas entre chaque point un vide de plus en plus grand, mais les intermédiaires, eux, s'en mettaient pleins les poches. Vlan! Fin mai 2007, la tendance se retourne ; l'immobilier US qui grimpait au ciel retombe comme un soufflé raté. « Au secours ! » crient les banques, « à moi ! » hurle le pauvre que l'on jette à la rue sans ménagement. Hélas ! Le nombre d'expulsions augmente par effet de loi du marché ; le nombre de logements disponibles et donc, l'offre, ce qui engendre mécaniquement la baisse de l'immobilier. Bref, comme les banques n'ignoraient rien de cette histoire sordide, elles ont saucissonné par titrisation ces créances dites pourries dans leurs comptes sains, ce qui ce dit subprime en langue de Shakespeare. Pour simplifier, chacun a fait sa cuisine à sa manière, afin de noyer les crédits minables dans les bons. Ce qui veut dire qu'il est difficile d'en évaluer l'ampleur, voire même impossible, des dégâts. Mauvais présage, comme si on avait retrouvé les gants du baron Edouard-Jean Empain sans les extrémités des doigts. On apprend chaque jour, qu'une grande banque appelle au secours sa banque centrale de tutelle. Merril Lynch, Goldman Sach, City Group, etc, la liste est longue, très longue et même le Crédit Agricole Banque du dernier syndicat soviétique, je parle de la FNSEA, est touché. En Angleterre, les épargnants de la Banque Northern Rock font la queue pour retirer leurs deniers, même la nuit, comme en 1930! Il faudra l’intervention de « Tony le blaireau » en personne pour la sauver du naufrage. La FED, la BCE, la Banque d'Angleterre et la Banque Centrale de Chine débloquent des liquidités. Au début, c’est 10 à 15 milliard de dollars, puis, maintenant, 400 milliards ! Notre problème est de savoir de combien de milliards ou de milliers de milliards de dollar est le gouffre, or, nul ne le sait. Tout ce que l’on peu savoir c’est que le trou semble gigantesque et que personne ne sait actuellement où cela va mener. Qui ne se souvient pas de 1999 et de « mes actions.com » et de « nous allons vous faire aimer l’an 2000 » dont se vantait France Télécom avant de nous laisser une ardoise de 72 milliards de francs ! Qui a oublié les start-up devenu start-down ? Leçon de l’histoire : les pauvres sont, certes, pauvres mais ils sont nombreux, et il y a fort à parier que cette gabegie induite par le vortex financier qui s’ouvre sous nos pieds par des malades, et je pèse mes mots, « religieux et mystiques » de l’économie de marché nous conduise à de sérieux soucis. Comble de malheur, le pétrole semble confirmer sa déplétion, et pour ne rien arranger les problèmes récurants de la dérive climatologique poussent vers une réflexion de sobriété. A propos d’an 2000, à Paris en 2007 l’Abbé Pierre étant mort, on crève encore de froid dans les rues et finalement les inégalités se creusent. Les même gens qui vantent le travail comme une valeur, exigent pourtant que cette valeur tende vers zéro. Dans les année 70, Mouna Aguigui avec son vélo disait déjà : « Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse ». Or, il y a peu, Madame Lagarde, notre Ministre de l’Economie, trouva comme réponse à une foule de plus en plus inquiète de voir son budget transport exploser, une réponse aussi stupide que celle que certains prétendent à Marie Antoinette sur le pain* « si tu peux plus prendre ta bagnole t’a qu’a faire du vélo ».
Qu’avons-nous mérité, pour être dirigés par une tel bande d’incapables, campés sur leur privilège dont le seul soucis est de garantir à leur famille un train de vie pérenne pour la durée de leur existence ? Qui s’est efforcé de supprimer les voies ferroviaires ? Qui a inséré les voies sur berges ? Qui a construit des nids à courant d’air ruineux à chauffer l’hiver et plus ruineux encore à refroidir l’été? Qui a supprimé les trolleybus de la banlieue et arraché les rails de Tramway dans les années 1960 ? Qui ? Sinon les mêmes, que ceux qui depuis trente ans ont pignon sur rue, dans des média leur appartenant, ou leurs vassaux, les Alain Minc multiples tenant de jetons de présence, les Jean Marc Sylvestre et autres illuminés et agités du CAC40. Tels de gourous en robe jaune répètent inlassablement Aré Krishna dans une gesticulation éjaculatrice arrivant à nous faire croire que ruiner des régions entières par délocalisation est bon pour la Nation ? Ne suffit t-il pas de voir comment Monsieur Tchuruk non content de liquider les bijoux de famille d’Alcatel, a conduit cette entreprise à la ruine! Les cas Forgeard et Streiff concernant le fleuron de l’aéronautique de l’Europe entière avec l’incapable Arnaud Lagardère, mise en difficulté par des imbéciles déclarant ne pas savoir ce que le patron du bistro en face de l’usine de Toulouse savait ne suffit t-il pas pour comprendre ce qu’il se passe ? Il arrivera run moment où certaines têtes se retrouveront au bout d’une pique. Hélas ce ne sera pas les bonnes ! Allez, bonne année à tous de la part de l’ours maudit et bon courage quand même.
Petit clin d’œil à Michel Bureau, dont l’illustre ancêtre Monsieur de Montarnal périt en Alaska le 13 juillet 1786, compagnon infortune de Lapérouse. On prête certains propos à Marie Antoinette d’Autriche concernant l’arrivé du peuple à Versailles devant les grilles du château, réclamant du pain, dont celui-ci « s’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche ». Aucun historien sérieux ne confirme ces propos de la reine. Ayant étudié le couple royal, Louis Capet, le XVI, et Marie Antoinette, leur éducation, leur esprit éclairé, leur passion pour la philosophie ainsi que leur ouverture d’esprit pour les science de l’époque (Louis finança l’expédition circumterrestre de monsieur de Lapérouse), oui, seul des manipulateurs populistes (nous en avons encore aujourd’hui hélas) ont fait dire ces mots à la reine dont je suis certain qu’elle ne les à jamais prononcés. On peut rester fidèle à ses idéaux démocratiques et républicains tout en gardant son humanité et son objectivité. Fermez les guillemets. |